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Qu'est-ce que la crise du coronavirus nous révèle ?

  

S’il devait y avoir un point positif dans cette crise due au Coronavirus, c’est de nous concentrer sur l’essentiel, sur ce qui est vital.

 

L’occasion de redécouvrir les bases d’un outil fondamental : la pyramide de Maslow.

 

Zoom sur le 1er niveau : les besoins nécessaires à notre surviePyramide-de-Maslow

 

Ce sont principalement des besoins d’ordre physiologique : respirer, boire, manger, dormir.
Et le 1er d’entre eux : respirer !
Ce besoin est tellement évident et naturellement rempli que nous en sommes complètement inconscients.
Notre premier cri de nouveau né a été notre premier moment de respiration.
Et, en ce moment, le coronavirus nous fait prendre conscience de la valeur de ce besoin, des risques de précipiter nos derniers instants de respiration, ou bien ceux de notre conjoint, nos amis, nos parents…

Arrive alors un autre besoin vital : manger !
Ce besoin-là, nous le connaissons déjà mieux, et pas question de tomber en manque.
Donc, comme l’écureuil moyen, nous stockons !
Et nous stockons tellement que, au bout de X semaines de confinement, beaucoup d’entre auront X kilos de plus au compteur.

 

Passons au 2ème niveau de la pyramide : la sécurité

 

Ou plus exactement notre sentiment de sécurité ou d’insécurité. Si vous lisez cet article, à priori pas de problème pour vous : vous avez un toit, et quelques moyens pour le garder. Mais votre emploi, votre salaire, votre entreprise … ? Même le plus optimiste d’entre nous se pose ces questions.

Notre besoin de sécurité n’est en ce moment pas pleinement satisfait.
D’où stress, d’où comportement non rationnel, d’où achats compulsifs pour les uns, surconsommation pour d’autres, consultation de son portable en permanence, etc.
Ceux qui ont besoin d’évoluer dans un cadre stable, prévisible, planifié vont être très malheureux dans cette crise, car beaucoup de choses leur échappent.
Ceux qui au contraire ont plus de facilité pour vivre dans l’incertitude risquent toutefois de manquer de repères, de structuration de leur temps et de leur espace confiné.

 

Montons encore d’un étage : 3ème niveau, l’appartenance


En apparence, tout va bien : nous sommes des millions à partager la même expérience : être confinés. Mais comment se sentir utile, comment se satisfaire de cette identité de citoyen confiné ?
Là, apparaissent deux catégories : ceux qui sont sur le pont (tous les professionnels de la santé, mais également leurs intermédiaires, ceux qui nettoient, livrent, fabriquent, emballent …). Et il y a les autres, tous les autres, qui n’ont d’autre moyen que de s’envoyer des signes d’appartenance à distance.
Dans les deux cas, notre besoin va bien au delà : c’est un besoin existentiel, associé à un besoin d’amour inconditionnel : « j’existe, j’existe en tant que … et aimez-moi tel quel ! ».

Le lien familial doit normalement prendre le relais d’une vacance temporaire du lien social ou du travail, mais il ne s’exprime pas toujours pleinement, et pas nécessairement de manière saine.
Pendant cette crise du coronavirus, des groupes Facebook ou Whatsapp se montent, des vidéos humoristiques circulent, et de manière plus engagée, des chaines de soutien se forment.
Bref notre appartenance est multiple, et évolutive.

 

Le 4ème niveau va plus loin : il s’agit de la reconnaissance, de l’estime


C’est la reconnaissance que ce que nous faisons est important, que cela compte, que cela a de la valeur, donc un prix, et pour aller au bout de la chaine de valeur : de l’estime concrétisée par une juste rémunération.
Cette reconnaissance est l’expression de l’estime que les autres portent en nous, et est finalement constitutive de celle que nous portons à nous-même.
Etre nourri du besoin d’appartenance conjointement au besoin de reconnaissance est une des conditions de la confiance en soi.

Prenons l’exemple d’un gardien de but dans une équipe de foot, renommée.
Ce gardien a de très bonnes conditions de vie, un statut enviable, fait partie d’une des meilleures équipes du monde. Mais il a commis une grosse bévue au match précédent, puis en commet d’autres dans un match important … Il subit les critiques de la presse, des médias, des supporters, sa confiance dans ses interventions en prend un coup, ça se voit, ses partenaires le voient …
A ce stade, il faut qu’il soit solide, et qu’il puisse compter sur les autres, précisément par ce que nous avons vu au niveau 3 : l’appartenance, l’affection des autres, voire cet amour inconditionnel qui fera que, même après ces quelques erreurs, il va remonter la pente, et retrouver la confiance momentanément perdue, la sienne et celle des autres.

 

Stade ultime, le 5ème niveau : la réalisation ou l’accomplissement de soi


Plusieurs interprétations, principalement parce que la raison d’être de ce niveau est par essence individuelle. Nous respirons le même air, partageons souvent les mêmes repas, avons besoin de signes de reconnaissance très similaires mais, pour nous réaliser, c’est un processus très individuel, voire une individuation.
Donc, tout est possible, tout est permis, du plus insignifiant au plus grandiose.
Lire, s’instruire, fabriquer des objets, écrire de la musique, méditer, battre des records … toutes ces activités en font partie, du moment qu’elles répondent à un besoin d’accomplissement individuel.


Ce besoin d’auto-accomplissement peut même bousculer l’ordre établi par Maslow, et revêtir une dimension qui transcende toutes les autres : ce peut être ce que certains appellent la vocation, comme nous le propose l’historien Jean WATIN-AUGOUARD, dans son excellent livre "Osons notre vocation", disponible sur Thebookedition.com.

 

La pyramide de Maslow, critiquée, insuffisante, est pourtant toujours pertinente en 2020. 

Avec cette lecture particulière, nous pouvons comprendre deux choses essentielles que la crise du coronavirus nous révèle :

 

Individuellement, priorisons nos besoins essentiels

 

Désormais, il s’agit de prendre conscience que subvenir à nos besoins essentiels est LA priorité.
Aujourd’hui, c’est respirer, mais c’est aussi manger et se développer dans le respect de notre écosystème.

 

Jusqu’alors, nous vivions sous le règne d’une incroyable insouciance, tout juste perturbée par les tracas de notre vie quotidienne et, à divers degrés, gâchée par la perspective de travailler plus longtemps ou de moins profiter de notre retraite, de ne pas pouvoir poser ses RTT, etc.
Cette insouciance était logique : elle résultait de la certitude que nos besoins seraient toujours satisfaits, pourvu que l’on défende nos droits (liberté d’expression, retraite …).

Certains se doutaient que cette certitude ne pouvait plus durer, et militaient pour un autre modèle de vie, plus simple et respectueux de notre environnement, de ce qui est essentiel.

Au premier étage de cette pyramide, nous sommes finalement un animal comme les autres, habitant sur la même planète que les autres.

 

Collectivement, travaillons à une base commune solide

 

Pour illustrer ce dernier point de mon propos, inversons la pyramide.

Pyramide-Maslow-inversee


C’est à dire, imaginons ce que donnerait une situation où l’accomplissement de soi remplirait pleinement notre vie, à un point tel que la base survie + sécurité serait compromise.

  • Premier constat : c’est un édifice très instable.
  • Deuxième constat : cet édifice existe déjà, et représente par exemple la réalité de militaires envoyés dans une mission déterminante et particulièrement dangereuse.
  • Ou plus proche de nous maintenant, c’est la réalité quotidienne de nos personnels soignants qui mènent à fond leur métier, car c’est leur vie, leur vocation, envoyés également dans une mission particulièrement dangereuse, sans disposer de toutes les armes nécessaires.

 

Dans "l'après coronavirus", nous aurons besoin de recontruire, relancer, recruter, etc.

Et, pour toute construction, il est préférable que les architectes, maîtres d'oeuvre et ouvriers s'entendent sur ce que doivent être les fondations, et sur le processus collectif pour les bâtir.
 

Puisque nous sommes bien vivants, terminons sur une note d’espoir, offerte par Martin Luther King :
"Si l’on m’annonçait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier".

 

Et maintenant, trois questions / points de réflexions pour vous :

  1. Quels sont vos besoins les plus fondamentaux (ils ne sont pas nécessairement tous physiologiques) ?
  2. Que voudriez-vous changer, dans votre vie (post coronavirus), pour que vos besoins les plus fondamentaux soient satisfaits ?
  3. Qu'allez-vous faire, concrètement, pour que cela puisse se produire ?  

 

A votre disposition pour vous aider dans cette réflexion et la (re)construction de votre pyramide !  Discutons-on en ensemble.

 

Olivier Hausheer

Vous aide à réussir ce qui est important pour vous

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